samedi 31 janvier 2009

Guang Yun Gong des 80s




Pour ceux qui n'en auraient jamais entendu parlé, le Guang Yun Gong est un thé post-fermenté originaire de la province du Guangdong. A l'instar du puerh il est le plus souvent compressé en galettes, bien qu'il soit également possible de le trouver en vrac.

Celui-ci a été compressé dans les années 80, les galettes nues (sans emballage) ayant été regroupées par tong. Je l'ai dosé à 5 grammes et préparé dans ma théière à pu'er.

Les feuilles sèches présentent les signes d'un stockage plutôt humide. Elles dégagent une odeur de meuble ancien et de cire, cette odeur de "vieux" que l'on retrouve souvent dans les thés d'un certain âge.

Petit rinçage, infusion de 30s et première constatation: Ce GYG est assez proche d'un vieux Liu Bao Cha. J'ai eu précédement l'occasion de goûter un GYG plus ancien qui m'avait semblé beaucoup plus proche d'un puerh, même si certaines notes laissaient penser qu'il n'en était pas un. Surprise donc.




Après quelques infusions, le thé développe des notes liquoreuses, des saveurs typiques des Liu Bao mais sans la matière et le juteux de ces derniers. Le thé imprime cependant fortement la gorge et la longueur en bouche est excellente. La dégustation s'accompagne de bouffées de chaleur périodiques.

Bien qu'il soit plusieurs crans en dessous du précédent que j'avais goûté (une bombe!), j'ai vraiment passé un bon moment avec ce thé. J'en mettrais bien une ou deux galettes sur mon étagère...

samedi 24 janvier 2009

Coïncidence





Alors que l'on en reparle justement sur d'autres blogs, j'ai moi aussi réactivé la filière Jingteashop avec notamment un échantillon de galette Menghai 7352 de 1999 (commande spéciale).

Et bien, bonne surprise! Car si j'avais pu boire de bonnes choses venant de cette boutique, l'ensemble m'avait cependant un peu déçu. Mais bon, il y a aussi des boutiques bien installées et renommées où le meilleur côtoie le pire à mon sens...

Ce puerh puissant, qui tapisse le palais et prend la gorge, donne une liqueur claire et équilibrée, fruitée et légèrement fleurie. Des notes camphrées apparaîssent après quelques infusions. Le thé est long en bouche, complexe, patient et sans aucune amertume. On lui reprochera seulement à ce stade un goût de fumée encore un peu trop prononcé sur les premiers passages. Les dernières infusions sont tout simplement délicieuses.

Probalement un bon candidat au vieillissement à garder encore un peu sur l'étagère.

samedi 17 janvier 2009

Menghai 7542 de la fin des 80s


A l'instar de la célèbre "88 Qing Bing"*, cette 7542 a été stockée dans un environnement "sec" (entendre "sec" par "plus sec que le stockage traditionnel en vigueur à Hong Kong"). Elle a été produite à la fin des années 80 ou au début des années 90.

Les parfums qui se dégagent de la théière préchauffée après y avoir placé les feuilles sèches sont ténus et ne nous disent pas grand chose sur ce qui nous attend.



En revanche la liqueur est claire et d'une belle couleur orangée. Le thé est rond en bouche, fruité, sucré avec des notes de champignon. Le tout est parfaitement "propre" et équilibré. Les infusions s'enchaînent avec une belle constance dans la palette aromatique et dans la texture avant de montrer les premiers signes d'essoufflement une fois passée la dizième infusion. Le thé est long en bouche, les saveurs s'accrochant véritablement au palais.

Il s'agit sans aucun doute là d'un très bon thé.


* La 7542-901 (dite "88 Qing Bing"), qui a bénéficié d'un stockage sec à Hong Kong dans les entrepôts de "Best Tea House", est considérée comme le pont entre la décénnie des 80s et celle des 90s. Alors qu'elle est l'un des derniers puerh des 80s, elle sert aussi généralement d'étalon pour l'évaluation du prix des puerh de cette décénnie.