dimanche 22 février 2009

Guang Yun Gong 80s acte 2



Et bien oui. Encore du Guang Yun Gong. Et de la même période qui plus est. En effet, je ne bois en ce moment presque que des thés noirs (hei). Un cycle que dont je sens cependant la fin approcher.



Il s'agit cette fois d'une version vrac ainsi que d'une autre version galette (les galettes étant cette fois emballées dans du papier). Les deux ont été préparés en théière "taẅanaise" et dosés à 5g.

Le vrac est très bon. On reste sur des notes identiques à celles du GYG présenté la dernière fois (humidité, noix/arachides, racine) mais avec des notes vieillies beaucoup plus présentes (comprendre par "vieillies" meuble ancien, cire, "poussière"). Le thé est stable jusqu'à la 7eme infusion avant de très vite tomber. Chose étonnante, les dernières et longues infusions pourraient être celles d'un pu'er. Comme si les feuilles du Yunnan qui rentrent dans la composition de ce thé étaient plus endurantes que leurs consoeurs d'autres états.




Les feuilles sèches de la galette sont plus petites et montrent des signes de stockage humide (fines traces blanches). Ces traces ne me gênent pas vraiment. Tant que le thé n'est pas couvert de champignons jaunes (golden flowers), je le bois sans peur. Devrais-je par précaution écarter ces thés trop humides? Bien qu'ayant lu plusieurs études sur le sujet je n'arrive pas à me faire une idée sur la dangerosité des champignons qui peuplent parfois nos galettes. Dans le doute, j'évite quand même les gros jaunes fluos.

La galette m'a moins plu. Certes le thé a un peu plus de qi (qui remonte le long du dos et fait chauffer les épaules) mais il a aussi un goût de vieux papier que l'on trouve parfois dans les shu. Celui-ci est surtout présent sur les premières infusions avant de s'effacer. Ce thé reste malgré tout bien bon.




Afin d'en savoir un peu plus sur le Guang Yun Gong, j'ai fait quelques recherches. Enfin, j'ai essayé. La tâche est en effet loin d'être aisée. Rien en français, pas grand chose en anglais si ce n'est la traduction d'un article en chinois publiée sur teadrunk. J'ai donc essayé de faire des recherches en chinois, équipé de google translate et de mon dictionnaire français-mandarin. hard mais amusant. Le résultat n'est en tout cas pas à la hauteur des efforts fournis. Une page sur 2 est l'article en v.o. traduit sur teadrunk, le reste des banalités ou de l'information inexploitable. J'ai cependant trouvé ceci:


Les neifei des galettes de GYG des années 60, 70 et 80. La date n'est pas très précise mais au moins ça donne une idée. Je suis preneur de toute autre information.

7 commentaires:

Raphael a dit…

Pardonne-moi si je te semble un peu perdu mais tu écris que ce thé noir pourrait être du Pu Er.
J'avoue ne rien comprendre.
Qu'est-ce que le thé noir sinon du Pu Er ?

emmanuel a dit…

Les thés noirs (hei cha) sont post-fermentés. Le puerh est un thé noir mais il y en a d'autres (Liu An, Liu Bao, Guang Yun Gong, des thés du Tibet, du Hunan ou de Mongolie).

Le Guang Yun Gong est fait en partie avec des feuilles du Yunnan utilisées normalement pour le pu'er et des feuilles du Guangdong. Il subit une post-fermentation partielle (plus légère qu'un Liu Bao ou un Shupu). L'histoire de ce thé semble commencer au milieu des années 60.

Est-ce plus clair?

Raphael a dit…

Oui merci.
J'aurais dû relire ton message précédent.

emmanuel a dit…

Merci d'avoir posé la question!
Il faut lire milieu des années 50 et pas 60 dans mon message précédent.

bejita a dit…

bravo emmanuel , j'adore les sujets que tu traites en ce moment

emmanuel a dit…

Merci Bejita. On essaye d'être original mais c'est pas toujours facile.

Ton article sur le Me-cha m'a également donné envie. Probablement le prochain vert japonais que j'achète (j'ai commandé un sencha de yamé la semaine dernière).

Tiuscha - Saveur Passion a dit…
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