Plutôt courant pour les pu'er, il semblerait que le stockage humide soit également utilisé pour les wulongs. En témoigne ce Shui Xian acheté il y a quelques mois dans un magasin à l'étranger.J'avais d'abord été séduit par les notes sucrées assez prononcées de ce thé. Puis, après en avoir ingurgité quelques litres, non seulement ces saveurs sucrées sont devenues écoeurantes, mais elles m'ont amené à m'interroger sur la provenance de ce goût qui ne me semblait pas très naturel. En regardant les feuilles de plus près je me suis aperçu qu'elles étaient recouvertes de petits champignons jaunes (cf photo).

Je me suis alors souvenu d'un article de MarshalN qui donnait justement quelques informations sur ces champignons. Il y en aurait apparemment de deux sortes, des nocifs et des inoffensifs, sans qu'il soit possible de les différencier à l'oeil nu. Une chance sur deux. Le jeu en vaut-il la chandelle?
Si je ne me pose pas de question en mangeant du Roquefort, ces moisissures là m'inquiètent. D'ailleurs ce qu'il reste du paquet finira certainement à la poubelle. Ce thé n'étant pas particulièrement fameux, ça sera sans regret.
Je me demande néanmoins pourquoi avoir stocké ce thé de la sorte. Autant pour un pu'er je comprends: la tentation est grande de donner un coup de pouce au processus de fermentation des feuilles. Mais pour un wulong? Serait-ce dû à une négligence du négociant? L'humidité permettrait-elle d'adoucir plus rapidement un thé trop fortement torréfié? Ou serait-ce tout simplement pour les qualités gustatives de ces petits champignons jaunes (je plaisante là)? Si l'un d'entre vous a un élément de réponse...

23 commentaires:
ne serait ce pas pour fabriquer un sui xan sans en etre un ? sa y resse^mble , ca en a le gout , mais ca n'en est pas . une copie en quelque sorte ...
plutôt un gros bug de conservation, je crois.
Tu l'as acheté déjà emballé-scellé, ou en vrac ?
emballé, scellé, et joliment présenté dans une boîte en métal décorée ;-).
Il est en effet très possible que ce ne soit pas un vrai Shui Xian.
Je me suis laissé dire que les faux Rocher ne sont pas rares.
Une torréfaction pour masquer certains défauts et hop !
Le tour est joué.
Combien sans indiscrétion ?
Même un "vrai" peut être mal conservé.
Bon, au moins tu pourras garder la boîte, c'est déjà ça. Pas pour le thé, mais ça sert toujours, une boîte.
Peut-être que l'achat en vrac est plus prudent. Voir et sentir (pas des sûretés absolues mais un début).
@raphael
Je ne l'ai pas payé cher pour un shui xian, mais bien trop pour ce que c'est: environ 25 euros les 100g. Je me suis fait avoir c'est clair. Il n'a en effet de Shui Xian que le nom.
@flo
Le pire c'est que je l'ai goûté avant de l'acheter (une tasse)! J'ai dû plus écouter les bla bla de la vendeuse que mon palais ce jour là...
Bref diversifier ses sources c'est bien mais il ne faut pas avoir peur de la déconvenue. D'un autre côté c'est comme ça qu'on apprend.
"Le pire c'est que je l'ai goûté avant de l'acheter (une tasse)! "
Cela ne m'étonne pas.
On est très influencé par les vendeurs. C'est bien d'ailleurs. Sinon, ils ne serviraient à rien.
Ca fait partie du charme de l'aventure.
Tu ne t'es pas ruiné.
Et puis, tu as trouvé un joli champignon rouge et blanc dans la boîte.
Splendide amanite !
Plus lourde est la boite moins bon est le thé..
Plus lourde est la boite moins bon est le thé.
C'est plein de bon sens!
Salut maneke!
Bravo pour ton blog, une esthétique originale et colorée...
je n'ai jamais rencontré de tels champignons sur des Oolongs, mais ils ressemblent à ceux du pu er(cependant, sur cette photo, c'est pas évident). Peut-être les feuilles on-t-elles été stockée dans un endroit où elles ont été en contact avec de l'humidité, ou dans une jarre poreuse.
"Acheté à l'étranger" : était-ce dans un pays exotique et humide ???
Concernant ces "intrus" sur les feuilles, je comprends ton inquiétude... on pense boire du thé et on boit en fait une infusion de champlards !!!
j'ai moi-même été assez déconcerté quand je me suis aperçu que les "micro-organismes" responsables de la fermentation des Pu Er sheng n'était pas si "micro" que cela.... Sur certaines galette de la M3T (stockée humide), on trouve de véritable colonie de petits champigons ronds et jaunes, qui vu avec une loupe ressemblent à des "vesses de loup", on y voit aussi des tas de petis filaments blanc-grisâtres qui ressemblent à des moisissures (des "rouffes" comme on dit en Belgique).
Ce que je trouve inquiétant, c'est que si il existe en effet des champignons non-nuisibles (et bénéfiques pour la maturation) sur les feuilles de pu-er, pourquoi des variétés nuisibles ne pourrait-elles pas y élire domicile ???
Soucieux d'en savoir un peu plus sur la question de ce qu'il pouvait y avoir d'autre que du thé dans le Pu er, j'ai placé mes galette sous un binoculaire (20x de grossissement)... et après cette expérience, je ne peux que vous conseiller de très bien rincer vos feuilles!
Pour un peu rationnaliser et relativiser cette histoire, j'ai pris un bout de cette galette infestée de moisissurse, lors de ma dernière visite à la M3T pour savoir si c'était normal ou si il y avait eu un problème de stockage.
Cela n'a rien d'étonnant m'a-t-on répondu, et c'est même tout à fait normal, et c'est même un bon signe, celui que la galette est bien VIVANTE !!!
Là-dessus Fabien me raconta qu'ils vendaient en asie des thés vieux de plusieurs décennies (80 ans? je ne me souviens plus) conservés dans des peaux de yach cousues, conservé au tibet (ou dans je ne sais quel autre endroit paumé de la Chine), et que sur ces thés il y avait des champigons gros comme des mandarines... et les asiatiques sont prêts à dépenser des fortunes pour déguster de pareils thés, dont personne, me disait Fabien, ne voudrait en Europe... Qaund je parlais, de relativisation...
Pour continuer à rationaliser, je tiens à préciser que je ne me suis jamais senti indisposé après avoir bu ces thé. Par ailleurs, faire un rinçage sérieux ( un premier assez long pour ouvrir les feuilles et un second plus court pour nettoyer), permet d'enlever la quasi totalité de ces hotes indésirables. De plus, l'eau bouillante permet "d'assainir" la plupart des éléments potentillement nuisibles...
Cela dit, je ne suis pas vraiment fan des ces Pu er "très vivants" car je trouve que malgré nombreuses qualités gustatives (complexité, moelleux...), ils ont de legers parfums de cave, de pièce humide (je vois très bien ici la vieille bicoque dont le pafonnage s'effrite sous l'humidité), ou encore certains sentent "la tente de scout" (j'aime beaucoup cette expression lue sur un autre blog, Lionel je crois?), le renfermé...
Reste que Concernant, les champignons ce serait bien d'en savoir un peu plus sur leur nature et leur impact potentiel sur la santé... peut-être faudrait-il envoyer un jour un bout de galette dans un institut de la santé et de l'hygiène... (avec peut-être à la clé un méga scandale et une interdiction du Pu Er... dernière "exception Française" avec les fromages au lait cru... Ce serait la merde, je le concède, il n'y aurait plus que des thé aseptisés en mouseline qui passerait le test...)
THOMAS
Merci Thomas et bienvenue sur ce blog!
Oui le thé vient d’un pays chaud et humide.
Tu as raison il faut relativer. Comme tu le rappelles, deux rinçages à l’eau bouillante devraient être suffisants pour débarrasser les feuilles des poussières et autres champignons. Par contre dire que la présence de champis c’est bon signe est, comment dire… inattendu ?
J’ai également une galette qui est couverte de petites moisissures, mais cela ne me gêne pas plus que ça… le thé est excellent !
« conservé au Tibet (ou dans je ne sais quel autre endroit paumé de la Chine) »
Tu caresse les autorités chinoises dans le sens du poil là ;-)
"Reste que Concernant, les champignons ce serait bien d'en savoir un peu plus sur leur nature et leur impact potentiel sur la santé... peut-être faudrait-il envoyer un jour un bout de galette dans un institut de la santé et de l'hygiène... "
ça a été fait par le magazine "Art of tea" et c'est assez édifiant. par contre une fois de l'eau bouillante là dessus, il n' y a plus de problèmes semble t'il.
Je fais comme toi pour les Pu-erh, la plupart du temps je fais un double rinçage.
Pour la réponse confirmant le coté "normal" des champis sur les galette, cela m'a tout à fait étonné aussi... c'est effectivement inattendu!
Après coup, je me suis dit que j'aurais peut-être dû leur montrer l'échantillon en leur disant que je l'avais acheté sur le net ou qu'on me l'avais rapporté de Hong Kong, juste pour voir... la réponse aurait peut-être été plus amusante.
Désolé pour le Tibet, mais sur le moment je n'ai pas trouvé d'autre formulation, pas très heureuse je l'accorde... je ne veux pas faire le pessimiste mais vu la façon dont les choses sont embarquées, faudra sans doute qu'on s'habitue à entendre parler ainsi du Tibet.
Cela dit quand on n'en sait, quand on n'en sait un peu plus sur la présence chinoise au Tibet, je trouve que cela donne une image totalement lamentable et indigne pour ce grand pays de culture et de sagesse qu'est la chine. Comme quoi dans les "hauts" et les "bas" que traversent toutes les cultures, on peut parfois tomber bien "bas" sans cesser de coire que l'on est en "haut"...
En "caresssant" j'en profite pour leur aracher quelques poils. Mais, je n'ai pas posté un commentaire ici pour faire de la politique.
THOMAS
Pas de problème pour le Tibet Thomas, je disais ça sur le ton de la plaisanterie ;-)
JeanCarmet, de quel numéro d'Art of Tea s'agit-il?
Il s'agit du n°1 Emmanuel.
Je pratique le double rinçage pour le Roquefort.
Evidemment, cela complique la dégustation mais je suis plus tranquille.
On ne sait jamais avec les champignons visibles à l'oeil nu... les plus dangereux, c'est connu ;o)
Il faut vraiment que les chinois inventent un produit chimique pour camouffler les champignons visibles sur les thés. Histoire de nous rassurer!
Jonathan
Tu as tort de déconner avec ça Raphaël. Les champignons jaunes c'est loin du Roquefort. Et puis maintenant que tu as 40 balais tu devrais faire plus attention.
De rien. ;-)
Tu sais la vie ça va, ça vient...
Mais bon, je note que le jaune est plus dangereux que le vert.
Et bien dis donc je regarderais à plusieurs fois pour mes dégustations de OOlong (aprce que pour l'instant les pu'er me sont encore étrangers: j'ai l'impression de devoir les mériter!).
j'aime bien l'histoire de la galette de la m3t passée au binoculaire...et les commentaires qui ont suivi...je pense qu'il y a 1 monde entre l'hygiène chinoise et la nôtre,.... mais bon quand on voit certains reportages sur les cuisines de restaurants français (regorgeant de cafards et autres) ou de poulets traités spécialement avec des seringues pour les remplir "d'eau" et qui présentent des poches jaunâtres style gros furoncle ( Allemagne et Pays-Bas), on ne fait pas mieux en Europe....
moralité : passées les affres du dégoût et de la répulsion on trouve des moyens stratégiques pour faire face (par exemple le rinçage)
Et puis ces champignons (bénéfiques) sont complètement à l'opposé des pesticides.
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